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  • Terminer l'article sur Le Serment des Limbes.

lundi 3 septembre 2007

Rentrée apocalyptique.

Pas pour vous dire que j'aime pas ma classe, mais oui, je l'aime... Pas. Ben, j'veux pas me plaindre, voir le verre à moitié vide, voir le côté plate, être chiante et casseuse de party (même si y'en a pas), mais bon, je n'idolâtre pas ma classe et les camarades de classe qu'elle contient. Bon, c'est sûr, il y a Audrey, Titch (dont l'origine vient bel et bien d'un t-shirt et de son long nom de famille), Marie-Ève et Normandin. Tiens, vous allez me dire, c'est au moins ça.

Oui. C'est vrai. Seulement, l'amoureuse (Audrey), je l'aime beaucoup mais elle ne semble avoir que d'yeux pour le beau Courtemanche. Dans ces temps là, j'aimerais bien être la personne aimée, histoire d'être valorisée. Mais bon, ça il fallait que ça sorte. Tout le monde a besoin que le monde pense à eux, les aime d'une manière ou d'une autre: c'est normal. Seulement, ça veut pas dire être pâmé sur une personne. Ne voir qu'elle, la suivre partout (alors qu'elle ne vous suit pas à votre tour), ça, c'est des conneries. Ou du moins, pour l'instant. Car oui, ma mère me dit qu'un jour je vais tomber amoureuse de quelqu'un. Vraiment?

Je sais, ça fait vieux jeu mais je préfère l'intérieur d'une personne à toutes ces babioleries extérieures. Une image sociale, un groupe d'appartenance. Com' on, guys. J'parle pas d'un gars crotté à côté d'un métrosexuel, y'a toujours des limites mais vous savez ce que je veux dire. De toute façon, la plupart du temps les gens on tendance à dire pour un gars qu'il est fin quand il est pas beau et qu'il est beau quand il est... beau. Tout simplement vous faire réaliser à quel point les gens accordent tout leurs points sur le physique. Des fois, c'est pas de notre faute, c'est notre subconscient qui fait la job.

Bon, et puis là, vous devez vous demander qui qui écrit. C'est toujours Émilie, qui essaye de son mieux de faire passer un message important, c'est tout. Comme sauver les arbres, faut sauver les personnes laides. Parce que y'on jamais décider d'être belles ou non. J'dis pas si elles sont connes pis laides là... Parce que c'est vrai, on décide d'être con ou intelligent, de notre manière de nous appliquer dans la vie, en queq' part. D'être gentil, d'être poli, d'être débrouillard, d'être plaisant, d'être serviable. C'est tout ça qui nous distingue entre nous, c'est ce qui fait qu'on est nous, c'est ce qu'on décide pour donner nous, nos-selfs.

Tout ça pour en venir finalement au mail du "mot" que nos amis devait nous envoyer pour nous définir. Et bien, j'ai été agréablement... flattée. Car, oui, d'une manière je me connais (pas entièrement faut préciser) , mais comme chaque personne, j'aime qu'on me le rappelle et ça fait plaisir de la savoir de la bouche des autres. Ou sinon de leurs keyboards. Je commence: Sophie Tremblay a dit que j'étais unique -merci-. Caro (CAB) m'a dit que j'étais hilarante -merci-. Paula m'a dit que j'étais artistique -merci-. Jocelyn m'a dit que je respectais la nature, que j'étais drôle, que j'ai un bon sens de l'humour (à cause de mon collant de ne pas "diver" dans ma case) et que j'étais sociable -merci-. Gab' m'a dit que j'étais sauté (?), hors de l'ordinaire (elle parlait sûrement de mes répliques, là...) , attentive, attentionnée (en me disant que les deux s'étaient pas la même affaire), que j'étais spontané, imaginative et vrai -merci-. Lysanne m'a dit que j'étais hyper souriante, très respectueuse (et pas du genre à insulter le monde dans la face), formidablement géniale et la fille avec laquelle elle sentant naturellement le mieux dans le monde -merci-.

Les dernières semaines d'école ont été assez ordinaires et je me rends compte que la société se divise toujours en deux parties: ceux qui agissent et ceux qui parlent. Je crois pas que ceux qui parlent sont méchantes mais elles sont légèrement hypocrites en bout de ligne. C'est comme les premiers ministres et leurs promesses électorales, après tout. Et ça, les gens qui agissent et ceux qui parlent, c'est dans la vie de tous les jours. Et c'est drôle, là, en train d'écrire, je me sens comme Chirine Ebadi, en train de faire un bilan du monde et d'essayer de faire ma part. Pour l'environnement, pour l'école, pour ma famille... Ce que le monde réalise pas souvent là-dedans c'est qu'il faut faire sa part avec soi, faire la paix avec soi, avant de commencer à capoter et se demander dans quel monde on vit. Faut commencer à être gentil avec le monde autour de nous avant de vouloir distribuer des câlins partout dans le monde, de vouloir faire partie de l'ONU en Afrique. Ça rentre un peu aussi dans les questions de comment nous perçoive les gens en fin de compte, des questions peut-être existentielles pour certains ou alors ''m'en-fous-tu'' pour certains. Et j'vais vous dire honnêtement, y'a des gens qui ont pas l'envie de vivre et d'avoir de nouvelles expériences, de rendre les gens heureux, de gagner de l'argent, de fonder une famille et de finir dans un cimetière ou leur enfants pourront se réfugier et venir pleurer à leur tombe. Peut-être un peu sinistre la fille, direz-vous, mais j'ai toujours rêvé qu'à mes funérailles, il y ait plein de monde et que ma pierre tombale soit pas nécessairement grosse ni petite (ben, ça je m'en fous un peu là..) mais que le monde vienne se recueillir là pour me parler, pour pas que je me sente toute seule, rongé par les bibittes...

Et puis, la question de la vie ou de la mort, ça fait toujours dramatique en fin de ligne. C'est vrai, quoi, c'est une des choses qui reste présentes dans la vie: la mort. Y'a du monde encore là qui s'en font, d'autres pas assez. Des fois, c'est dur mais faut être partagé fifty/fifty. Ça veut pas dire être neutre par rapport au sujet lui-même, de pas l'affronter, de pas en prendre connaissance. Ça veut juste dire voir les bons, les mauvais côtés. Et puis, ça, ben, c'est différent encore pour tout le monde. Y'a des gens optimistes, d'autres pessimistes. Moi, ça dépends quand. Vous?